Guides pratiques approfondis

Nettoyer un projet web sans casser le site

Distinguer les fichiers servis, les données nécessaires et les artefacts de travail : une méthode pour réduire un projet tout en conservant ses pages, ses langues et ses médias utiles.

Mise à jour :

Salle de lecture de la bibliothèque John Rylands, à Manchester, photographiée en 2016.

Salle de lecture de la bibliothèque John Rylands, à Manchester, photographiée en 2016. Photo de contexte documentaire ; elle ne représente pas une mission ou un équipement d’Alexis Roux ZG. © Michael D Beckwith · Source · CC0. Redimensionnement et conversion WebP ; affichage recadré.

Quelle preuve permet de supprimer un fichier ?

Un nom ancien, une grande taille ou l’absence de référence textuelle ne suffisent pas. Une image peut être appelée par une clé de catalogue, une police par une feuille CSS et un fichier JSON par une fonction partagée. Le nettoyage part des usages et conserve une possibilité de restauration. Il porte sur un périmètre de fichiers explicite, sans modifier les secrets, accès ou configurations sensibles.

  1. Classer les usages

    Séparer routes publiques, code partagé, données, médias servis, sources de production et sorties temporaires. Relever nombre de fichiers et octets par groupe. Une fiche publique intitulée audit reste un contenu du site ; un rapport de test local peut être un artefact. La fonction du fichier prime sur son nom.

  2. Tracer les dépendances

    Inspecter inclusions, imports, URL CSS, scripts, métadonnées et manifestes. Reconstituer les noms assemblés dynamiquement : clé de page, langue, suffixe d’image ou identifiant de fiche. Tester les variantes, pages d’erreur et états vides. Une liste de références doit couvrir les ressources sociales et les exports, pas seulement les images visibles.

  3. Définir les candidats

    Pour chaque fichier, noter emplacement, taille, motif, références recherchées et dépendances possibles. Comparer un original avec ses variantes optimisées : l’original peut rester utile à la fabrication même s’il n’est pas servi. Définir ce qui doit rester dans le projet et ce qui peut être conservé séparément avant toute suppression.

  4. Préparer une reprise

    Conserver une copie restaurable des seuls éléments concernés dans un espace adapté, hors du répertoire public. Identifier la version du site associée. Un fichier ignoré par Git n’est pas automatiquement sauvegardé ni exclu du déploiement ; vérifier séparément suivi de version, paquet publié et archive de restauration.

  5. Retirer par lots

    Commencer par les artefacts identifiés, puis les bibliothèques remplacées et les médias dont les dépendances sont établies. Vérifier le chemin absolu et rester dans le périmètre annoncé. Après chaque lot, comparer les mêmes tâches. Ne pas supprimer des données ou fichiers de sécurité simplement parce qu’ils ne sont pas publics.

  6. Contrôler le résultat

    Rejouer routes et langues, recherche, filtres, outils, formulaires et erreurs. Vérifier srcset, préchargements, CSS et ressources chargées après interaction. Comparer les octets du projet avant et après. La taille retirée du disque n’est pas nécessairement un gain de transfert : un fichier déjà inutilisé n’était pas chargé par le navigateur.

Situations et arbitrages

Situations types pour préparer un contrôle. Elles ne décrivent pas des missions ou observations réalisées.

Une police semble abandonnée

Le nouveau système d’icônes n’utilise plus de fonte. Vérifier toutes les feuilles réellement chargées, les pseudo-éléments et les états du menu. Retirer aussi l’ancienne bibliothèque seulement lorsque ses fonctions ont été remplacées et les contrôles concernés passent.

Une photo possède quatre tailles

La petite variante n’apparaît dans aucune chaîne PHP exacte, mais un manifeste la fournit au navigateur. Lire le manifeste et contrôler currentSrc aux largeurs pertinentes. Conserver les variantes utilisées ; l’absence de sélection dans une seule capture ne prouve pas leur inutilité.

Des captures côtoient les contenus

Rapports, captures et fichiers de mesure appartiennent au travail de contrôle. Les retirer du projet publié après avoir conservé les éléments nécessaires ailleurs. Maintenir les crédits photographiques et les données éditoriales qui sont affichés au lecteur.

Preuve à conserver

  • Inventaire des candidats : chemin, taille, rôle et motif du retrait.
  • Dépendances directes et dynamiques examinées, avec routes et langues couvertes.
  • Version restaurable, emplacement de conservation et liste exacte des fichiers retirés.
  • Résultats avant et après, ressources manquantes éventuelles et volume réellement supprimé.

Références officielles

Protocoles connexes

Points à vérifier avant de conclure

  • L’absence d’usage est-elle établie dans le code, les pages rendues et les chemins construits dynamiquement, pas seulement par une recherche de nom ?
  • Les variantes responsives, préchargements, images de partage et déclarations du sitemap sont-ils pris en compte avant de retirer un média ?
  • La suppression conserve-t-elle les données utilisées par la recherche, les traductions et les fonctions de reprise, sans toucher aux accès ?

Questions fréquentes

Puis-je supprimer tout ce qui n’est pas dans le sitemap ?

Non. Le sitemap décrit des URL ; il ne recense pas les inclusions, données, médias ou opérations nécessaires à leur fonctionnement.

Un fichier dans gitignore est-il exclu de la publication ?

Pas nécessairement. Git ignore concerne le suivi de fichiers non suivis. Les règles du déploiement déterminent ce qui est publié.

Faut-il garder les originaux des photos ?

Conserver une source de qualité et ses informations de licence lorsque de nouvelles variantes pourront être nécessaires. Elle peut vivre hors du répertoire public si le site sert les fichiers optimisés.

Le nettoyage améliore-t-il automatiquement les performances ?

Il réduit le stockage et peut simplifier la livraison. Le chargement des pages s’améliore si les ressources transférées, le traitement ou les dépendances exécutées diminuent réellement.