Une veille commence par un besoin de décision, pas par un nombre de flux. Définir les sujets, acteurs, territoires et types de documents attendus permet de distinguer un signal pertinent d’une simple reprise. Chaque observation doit garder sa provenance et sa date. Une absence de nouveauté n’a de sens que si l’on sait quelles sources ont effectivement été consultées et lesquelles étaient indisponibles.
Définir le périmètre et les sorties
Écrire les questions suivies, les exclusions et le destinataire du résultat. Définir ce qui déclenche une fiche : nouvelle pièce, modification importante, correction ou disparition. Prévoir un format court comportant le changement, sa preuve et son intérêt pour la décision.
Constituer un registre des sources
Lister les pages officielles, publications, registres et flux réellement accessibles. Pour chaque source, noter l’émetteur, la couverture, la langue, le mode d’accès et la fréquence de contrôle choisie. Compléter une couverture manquante plutôt que multiplier des interfaces qui reprennent la même publication.
Séparer les dates et les états
Enregistrer l’événement, la publication, la modification annoncée et votre observation dans des champs distincts. Un flux Atom distingue notamment identifiant et date de mise à jour ; cette dernière ne doit pas être interprétée automatiquement comme date de l’événement décrit.
Reconnaître reprises et révisions
Comparer référence du document, identifiant stable lorsqu’il existe, URL finale et contenu utile. Un titre changé ne suffit pas à créer une nouvelle pièce. Une révision d’un document existant mérite une ligne liée à sa version précédente, avec description du changement.
Qualifier le signal avant diffusion
Ouvrir la pièce complète, lire les réserves et vérifier le périmètre. Attribuer clairement une déclaration à son auteur. Une reprise médiatique peut aider à découvrir une publication, mais conserver le lien de la pièce qui soutient effectivement la conclusion.
Tenir un historique exploitable
Conserver résultats, échecs d’accès et décisions de classement. Programmer les contrôles selon la fréquence réelle de changement et le coût d’une information manquée. Réexaminer périodiquement les sources devenues inactives et les alertes qui n’ont jamais produit de signal utile.