Guides pratiques approfondis

Contrôler les identifiants d’un dossier documentaire

Distinguer format, clé de contrôle, attribution et correspondance pour rapprocher auteurs, publications et versions.

Mise à jour :

Un identifiant bien formé désigne-t-il le bon objet ?

Un identifiant n’est utile qu’avec son espace de noms et l’objet qu’il désigne. ORCID identifie une personne, ISSN une ressource continue, ISBN une édition et un format de publication ; un DOI peut identifier différents types d’objets. Une clé arithmétique détecte certaines erreurs de copie, pas une identité.

  1. Conserver le texte

    Garder les zéros initiaux, la ponctuation et l’URL relevée. Séparer valeur originale et forme normalisée ; ne pas convertir les identifiants en nombres dans un tableur.

  2. Déclarer le type

    Vérifier l’espace de noms avant de normaliser. Ne pas fusionner un identifiant local d’article, un DOI, une notice PubMed et l’identifiant d’un auteur.

  3. Contrôler la transcription

    ORCID utilise MOD 11-2 ; ISSN une clé modulo 11 ; ISBN-13 une clé modulo 10 pondérée. Comparer le résultat, sans corriger automatiquement le dernier caractère.

  4. Vérifier l’attribution

    Ouvrir le registre ou la notice de référence et rapprocher titre, auteur, édition et version. Conserver les relations entre objets distincts plutôt que supprimer une différence d’identifiant.

Contrôle local de transcription

Choisissez le type, puis collez un identifiant par ligne. Les valeurs sont traitées dans votre navigateur ; l’outil ne les transmet pas au serveur.

ORCID : 16 caractères, avec ou sans tirets, ou URL orcid.org. ISSN : 8 caractères. ISBN-13 : 13 chiffres, espaces et tirets permis. Une clé cohérente ne prouve ni attribution ni correspondance. Pour importer le CSV dans un tableur, définissez les colonnes d’identifiants comme texte afin de conserver les zéros initiaux.

Prêt pour le contrôle.

Situations et arbitrages

Situations types pour préparer un contrôle. Elles ne décrivent pas des missions ou observations réalisées.

Clé correcte, mauvaise édition

Dans un cas fictif, deux ISBN-13 cohérents correspondent à deux formats d’un livre. Ils ne deviennent pas un doublon à supprimer parce que le titre est identique.

Un nom, plusieurs auteurs

Une liste illustrative associe un même patronyme à deux ORCID. La syntaxe ne tranche pas ; lire les publications et les affiliations documentées.

Preuve à conserver

  • Identifiant original, type et normalisation
  • Notice ou registre consulté
  • Objet et version rapprochés
  • Résultat du contrôle et décision de rapprochement

Références officielles

Fiches de sources associées

Protocoles connexes

Points à vérifier avant de conclure

  • L’espace de noms est-il explicite ?
  • Les zéros initiaux sont-ils conservés ?
  • Le registre correspond-il à l’objet ?
  • Les versions distinctes restent-elles reliées ?

Un rapprochement documenté, séparant transcription correcte et identité effectivement contrôlée.

Questions fréquentes

Une clé correcte certifie-t-elle un identifiant enregistré ?

Non. Elle vérifie une relation arithmétique. Seul le registre ou la notice compétente permet de contrôler attribution et correspondance.

Peut-on supprimer la ponctuation finale d’un DOI copié ?

Pas automatiquement : certains caractères appartiennent au suffixe. Comparer la valeur au document et au résolveur ; conserver l’original avant toute correction.

OUTILS / REGISTRES

Rédiger un relevé

Ouvrir le registre ou la notice de référence et rapprocher titre, auteur, édition et version. Conserver les relations entre objets distincts plutôt que supprimer une différence d’identifiant.

  • Date de consultation et fuseau
  • URL exacte
  • Identifiant de l’entité
  • Identifiant du document
  • Type de document
  • Clé attendue et unicité
  • Version / révision
  • Statut observé
  • Méthode / définition
  • Limite / incertitude
  • Décision / prochaine action
  • Responsable du contrôle
  • Prochain contrôle