Fixer l’identité
Choisir nom principal, variantes réelles, rôle, périmètre et URL de référence sans inventer de titres ni de relations.

GUIDE / PROTOCOLE
Une entité bien décrite repose sur des faits publics cohérents et vérifiables, pas sur la répétition de mots clés.
Réponse directe
Un nom de référence, ses variantes justifiées, une description précise, des relations publiques vérifiées et les sources qui soutiennent chaque affirmation importante. La fiche sert de point de contrôle pour les pages, profils et données structurées.
Illustration générée par IA · Livre de référence ouvert sur un bureau. Scène illustrative.
01 / Méthode de contrôle
Choisir nom principal, variantes réelles, rôle, périmètre et URL de référence sans inventer de titres ni de relations.
Associer chaque fait distinctif à une page, un document ou un profil public daté et maîtrisé.
Comparer page d’accueil, profil, signatures, titres, liens et balisage Person ou Organization avec le texte visible.
Noter changements de nom, fonctions, adresses et liens ; corriger les contradictions à la source.
02 / Preuves à conserver
Conserver la forme canonique et les anciens noms encore utiles à la désambiguïsation.
Indiquer le rôle exact et un lien public pour chaque organisation citée.
Associer auteur, date, URL et niveau de confiance aux affirmations sensibles.
Vérifier que les données structurées décrivent les faits visibles sur la page.
POINT DE CONTRÔLE
Une erreur de lecture fréquente et la vérification qui permet de l’éviter.
Multiplier les profils et les données structurées ne résout pas une identité contradictoire. Une fiche exacte doit pouvoir être reliée aux pages et aux registres qui la soutiennent.
Comparer nom, rôle, domaine, dates, variantes et liens officiels dans les pages visibles, les profils et les sources primaires. Corriger l’information à sa source avant de baliser une affirmation.
APRÈS LE CONTRÔLE
Vérifiez date, rôle et continuité avant de choisir un nom principal. Conservez les variantes attestées comme autres noms, sans fusionner des entités distinctes.
Séparez appartenance, citation et simple proximité. Retirez l’affirmation non sourcée et demandez une preuve publique adaptée avant de la réintroduire.
Arbitrage et trace de décision
Ce que le contrôle doit permettre de décider, et la preuve à conserver pour réexaminer ce choix.
Réconcilier nom, identifiants, site officiel, profils et registres avec des liens réciproques et des dates. Une homonymie ou un profil déclaré ne suffit pas à fusionner deux entités.
Corriger d’abord la source officielle et ses références. Garder une liste des relations confirmées, contestées et inconnues avant de diffuser un balisage ou une fiche enrichie.
OSINT / Références officielles
Commencer par les identifiants de registre et garder les juridictions séparées.
Rattacher le nom français à un SIREN ou SIRET précis.
Limite à garder en têteAgrège des sources : vérifier la date et ouvrir le registre d’origine avant de conclure.
Lire la fiche sourceChercher une société dans les registres interconnectés européens.
Limite à garder en têteLes formes couvertes et les documents disponibles varient selon le registre national ; revenir à celui-ci.
Lire la fiche sourceRelier un déposant américain à ses documents financiers publiés.
Limite à garder en têteUn document déposé doit être situé dans sa période, son type et ses éventuels amendements.
Lire la fiche sourceSituations types pour préparer un contrôle. Elles ne décrivent pas des missions ou observations réalisées.
Comparer nom commercial, unité légale, filiale et identifiants présents dans les pièces.
Créer les objets distincts puis une relation datée si elle est documentée ; ne pas transférer automatiquement les propriétés de la marque à la société.
Objet décrit, identifiant, relation et pièce justificative.
Retrouver la période couverte par la source et rechercher une modification documentée.
Conserver l’historique et afficher la date d’effet connue ; éviter de présenter une relation passée comme une appartenance actuelle.
Ancienne relation, dates d’effet et statut de vérification actuelle.
Comparer identifiants, activité, localisation et liens officiels avant rapprochement.
Garder des fiches distinctes lorsque la correspondance reste incertaine.
Indices retenus, différences et liens justifiant la séparation.
Ces questions complètent la méthode. Elles aident à vérifier ce qui est réellement établi, sans effacer les réserves du relevé.
L’identifiant stable, la juridiction et la période évitent-ils de confondre homonyme, établissement et organisation ? Conserver les correspondances rejetées et leur motif.
Les valeurs incompatibles restent-elles reliées à leurs sources et dates ? Ne fusionner ni une fonction passée avec une fonction actuelle, ni une adresse déclarée avec une présence observée.
OUTILS / REGISTRES
Rapprocher les identifiants avant de fusionner deux fiches. Un nom, une adresse ou un logo partagé ne suffit pas ; conserver aussi les alias et la raison du rapprochement.
03 / FAQ
Non. Ne reliez que les profils publics réellement contrôlés ou vérifiés pour cette entité.
Pas nécessairement. Expliquez la continuité lorsque les deux noms désignent la même personne ou organisation.
Non. Ne relier que les profils officiels, actifs et cohérents avec l’identité décrite.
Non. Le texte visible, les sources et les données structurées doivent raconter la même réalité vérifiable.
Dater la nouvelle fonction, conserver le contexte historique pertinent et mettre à jour les pages, liens et références contrôlées.
04 / Références officielles
APPROFONDISSEMENT / PRATIQUE
La valeur d’une recherche dépend du lien entre la question, le document et la conclusion. Le travail consiste autant à conserver le contexte qu’à retrouver une information.
Complément éditorial ajouté le .
Des noms proches apparaissent dans plusieurs documents. La fiche doit distinguer les personnes ou organisations et conserver les indices qui justifient un rapprochement.
Relever identifiants, noms, variantes, adresses, dates et rôles. Conserver les valeurs originales et indiquer leur source avant de créer une forme normalisée.
Une adresse partagée ou un nom ressemblant ne démontre pas l’identité. Une donnée ancienne peut appartenir à une période où l’organisation avait une autre situation.
La fiche associe chaque attribut à une source et à une date. Les rapprochements sont accompagnés d’un motif et d’un niveau d’incertitude explicite.
Écrire d’abord la proposition à vérifier, puis rechercher le document qui peut la soutenir directement. Relever le passage utile et les informations qui en limitent la portée. Si une source ne répond qu’à une partie de la question, conserver cette contribution et chercher un complément pour les autres éléments au lieu de forcer une conclusion globale.
La restitution doit permettre de retrouver le chemin du raisonnement. Indiquer ce qui a été observé, ce qui a été interprété et ce qui manque encore. Une seconde lecture peut alors discuter la portée du propos à partir des mêmes pièces, plutôt que dépendre uniquement de la confiance accordée au rédacteur.
CAS PRATIQUE / EXEMPLE PÉDAGOGIQUE
L’exemple ci-dessous est pédagogique. Il montre comment passer d’un document à une proposition qualifiée, en préservant le contexte, les éléments contradictoires et les informations que la recherche ne permet pas encore d’établir.
Un dossier mentionne deux dénominations à des dates différentes. Une fusion automatique créerait une identité unique sans garder le changement, tandis qu’une séparation totale masquerait la continuité.
Comparer identifiants et documents datés. Conserver noms originaux, périodes et preuves du changement. Distinguer continuité documentée, nouvelle structure et relation encore incertaine.
La fiche présente les variantes avec leurs dates et leurs sources. Les recherches ultérieures peuvent retrouver chaque forme sans effacer les différences significatives entre les documents.
Choisir une forme adaptée à la période et au document décrit. Présenter les variantes utiles et leur relation afin que le lecteur puisse retrouver les pièces et comprendre les changements d’appellation.
La conserver et examiner son périmètre avant de décider si elle apporte une contradiction réelle. Comparer période, définition, origine et contexte. La conclusion peut être corrigée, limitée ou laissée ouverte. Le dossier doit expliquer le traitement de cette pièce plutôt que l’écarter simplement parce qu’elle ne correspond pas à l’hypothèse de départ.
Une consultation dépend des termes, du territoire, de la période et de la couverture de la source. Son résultat négatif décrit d’abord ce périmètre de recherche. Pour conclure plus largement, il faut examiner les variantes et les limites connues, puis indiquer les éléments supplémentaires qui soutiennent éventuellement une affirmation d’absence.
ATELIER DÉTAILLÉ / MISE EN APPLICATION
Cet atelier propose une séquence en cinq étapes pour appliquer les repères de la page. Les entrées, les observations et la conclusion sont conservées ensemble afin de faciliter la vérification et la reprise du travail.
Rassembler noms, identifiants, coordonnées, fonctions et documents. Conserver les valeurs originales et leurs dates avant de construire une présentation normalisée.
Associer chaque attribut à sa source et à sa période. Examiner variantes, changements et contradictions. Distinguer identité, relation et simple proximité entre les objets mentionnés.
Si deux valeurs décrivent des périodes différentes, les conserver avec leur chronologie. La recherche d’une valeur actuelle unique ne doit pas effacer l’information historique utile.
La fiche est exploitable lorsque les attributs et rapprochements sont traçables. Les inconnues restent séparées des valeurs confirmées et des hypothèses de correspondance.
Transmettre fiche, sources et règles de normalisation. Les futurs ajouts doivent pouvoir enrichir l’identité sans fusionner silencieusement des homonymes ou modifier les données initiales.
LIVRABLE COMMENTÉ / GRILLE DE LECTURE
La fiche associe chaque valeur à une source, une période et un statut. Elle conserve noms originaux, variantes et indices de rapprochement avant toute présentation normalisée.
Sur petit écran, faites défiler la grille pour lire les trois colonnes.
| Élément observé | Interprétation permise | Suite à prévoir |
|---|---|---|
| Un identifiant stable confirme la correspondance. | Le rapprochement est soutenu pour les documents et périodes examinés. | Conserver les attributs originaux et expliciter les changements documentés. |
| Deux noms décrivent des périodes différentes. | La différence peut refléter un changement plutôt qu’une erreur. | Construire une chronologie et préserver les variantes de recherche. |
| Une adresse commune est le seul indice. | La proximité ne suffit pas à établir une identité. | Maintenir les objets séparés et rechercher un attribut distinctif. |
La relecture compare les périodes et la provenance de chaque champ. Une fiche actuelle ne doit pas effacer les attributs historiques nécessaires pour comprendre les documents et leurs correspondances.
RESTITUTION / EXEMPLE DE FORMULATION
Un attribut sans date peut masquer un changement plutôt qu’une contradiction.
Relire identifiants, chronologie et statut des attributs avant transmission.
Les valeurs sont rattachées à leurs sources et périodes. Les variantes d’identité restent conservées et les rapprochements incertains ne sont pas présentés comme confirmés.